Génération précaire

Jeunes et souvent instruits ...

Le niveau d'éducation ne reflète plus automatiquement le risque de précarité.
Le diplôme n'est plus un sésame contre la pauvreté.

26,6% des sujets très précaires sortent du collège et 15,7 % ont suivi un cursus universitaire.

Les jeunes diplômés sont parmi les premiers touchés par l'aggravation du chômage et l'augmentation du travail précaire ; de jeunes immigrés, avec ou sans papier, mais diplômés dans leur pays d'origine ou en France, n'arrivent pas à valoriser leur bagage.

... de plus en plus pauvres

Ces nouveaux SDF ne rentrent pas dans les cases définies pour recevoir les aides consenties par ailleurs aux bénéficiaires de la Couverture Maladie Universelle (CMU) et de l'Aide Médicale d'Etat.

Une « allocation jeunesse » vient d'être créée (décembre 2012) pour aider les jeunes, diplômés ou non.

  • 25 % des jeunes sont chômeurs (638 000 inscrits au Pôle emploi début 2012) ;
  • 30 % des jeunes accueillis par le Secours catholique n'ont aucune ressource ;
  • Les moins de 18 ans contribuent pour près des 2/3 à l'augmentation du nombre de pauvres (INSEE 9.12) ;
  • Les étudiants sont particulièrement concernés : le coût de la vie étudiante a augmenté de 3,7 % pour 2012-2013, soit presque le double de l'inflation (UNEF).
  • La fréquence des divorces conduit à la multiplication des familles monoparentales particulièrement affectées par la précarité.
  • Avec un salaire net mensuel de 858 Euros en moyenne, la majorité des jeunes actifs de 18 à 20 ans vivent sous le seuil de pauvreté (Secours populaire, 2012) ;
  • 35 % des bénéficiaires d'un hébergement d'urgence ont moins de 25 ans ;
  • Près d'un tiers des jeunes adultes indépendants vivent dans des logements trop petits et difficiles à chauffer (Secrétariat d'Etat au logement).

Plus on est jeune, plus la précarité est un facteur de risque.

Des malades qui s'ignorent...

  • mauvaises conditions de vie
  • d'autres priorités que la santé
  • dépistage insuffisant faute de prise en charge
  • agressivité mal interprétée, malaises et complications négligés
  • découverte de la maladie presque toujours dans l'urgence

PREDIABETE

Une maladie fréquente (un adulte sur six), mais silencieuse (rarement des symptômes caractéristiques) et insidieuse (10 ans en moyenne d'évolution)

PRECARITE : attention diabète, une maladie grave et pour la vie !

 Les conseils du Pr Claude Jaffiol

L'essentiel, c'est d'agir à temps

Reconnaitre les signes d'alerte pour enrayer la derive diabétique

COMMENT SAVOIR SI L'ON EST PRÉDIABÉTIQUE ?

Ce qui doit alerter :

  • l'existence de personnes diabétiques dans la famille proche,
  • une prise de poids importante et anormale, surtout au niveau du ventre,
  • des antécédents de diabète lors des grossesses et la mise au monde d'un enfant trop gros,
  • une tension artérielle trop élevée,
  • l'abus de tabac.

Que faut-il faire ?

  • Consulter le plus tôt possible un médecin généraliste, un centre hospitalier, une association pour mesurer le taux de sucre dans le sang.

Ce dosage peut être fait gratuitement dans les pharmacies.

Si le résultat est anormal (glycémie comprise entre 1-1,25 g/l), il y a risque de diabète

Comment éviter le diabète ?

  • La dérive vers le diabète n'est pas une fatalité, à condition de ne pas se négliger et de ne pas remettre à demain les bonnes résolutions.

PRIORITÉ : perdre du poids et, surtout, réduire son tour de taille.

C'est particulièrement important chez les femmes avant une grossesse.
  • Modifier ses habitudes alimentaires : supprimer sodas, limonades, boissons alcoolisées, sucreries ; ne pas grignoter entre les repas, manger à heures régulières.
  • Bouger, respirer, se désintoxiquer : marcher une heure par jour et éviter de rester trop longtemps devant un écran ; tenter de supprimer le tabac, l'alcool, toutes les drogues.

Agir dès le stade prédiabétique

  • briser le mur du silence et de l'indifférence
Plus des 2/3 des personnes interrogées souhaitent recevoir une information et des conseils de santé
  • Il est donc possible de vaincre la passivité fréquente chez les personnes en état de précarité en anticipant sur leur besoin non ou mal exprimé d'information et de conseils.

    De multiples institutions caritatives (Médecins du Monde, Croix Rouge, Secours catholique, services PASS des CHU) viennent quotidiennement en aide aux grands précaires ; la plupart des services sociaux des grandes administrations (Conseils Généraux, CCAS, Mairies) sont également à l'écoute. Les étudiants peuvent obtenir des conseils d'orientation auprès du CROUS.

  • Il faut faciliter l'écoute et le dialogue en faisant la démarche d'aller vers eux pour qu'ils aillent ensuite d'eux-mêmes faire contrôler leur glycémie.

    Les médecins de ville, les services spécialisés dans les hôpitaux ou les dispensaires, les associations et les réseaux de soins ne sont pas là pour juger mais pour écouter, dépister, prévenir les complications.

  • Les bénévoles qui les connaissent le mieux et en qui ils ont le plus confiance méritent de recevoir une formation sur les facteurs de risque et les règles d'hygiène de vie qui renforcerait utilement le lien avec le médecin traitant ou le diabétologue.

Transformer une ignorance et une réticence en une demande de soins et de suivi

  • Le téléphone portable pourrait être un outil utile pour alerter régulièrement les sujets à risque qui n'ont pas toujours conscience de l'importance des contrôles périodiques.